dpc313:

Crystal Fighters @ la Machine du Moulin Rouge, Paris, 2/05/2013. Click for full gallery.
  • Vulture: One of the criticisms of Breaking Bad that keeps coming up is over the female characters. Skyler White is seen by some as this henpecking woman who stands in the way of all of Walt’s fun.
  • Vince Gilligan: Man, I don’t see it that way at all. We’ve been at events and had all our actors up onstage, and people ask Anna Gunn, “Why is your character such a bitch?” And with the risk of painting with too broad a brush, I think the people who have these issues with the wives being too bitchy on Breaking Bad are misogynists, plain and simple. I like Skyler a little less now that she’s succumbed to Walt’s machinations, but in the early days she was the voice of morality on the show. She was the one telling him, “You can’t cook crystal meth.” She’s got a tough job being married to this asshole. And this, by the way, is why I should avoid the Internet at all costs. People are griping about Skyler White being too much of a killjoy to her meth-cooking, murdering husband? She’s telling him not to be a murderer and a guy who cooks drugs for kids. How could you have a problem with that?

thefrogman:

An original I made for Slacktory.

(via velourian)

modernizing:

Jared Lim

Jared likes to photograph architecture, capturing the repetitive building elements on large scales and manipulating the apparent depth of his work. Without the irregular traces of human in his work it becomes hard to gauge the scale of his work, or sometimes even guess what you’re looking at. But the half-opened windows and window dressings make it clear that you are looking at the facade of a building, even if much of his work has you stuck on the outside, looking in.

tomorrowville:

The Active Pool - Pinhole on Flickr.Via Flickr:
The Active Pool of the Fort Worth Water Gardens downtown, as captured by my Zero Image pinhole.  This pool was used in the ’70s film adaptation of “Logan’s Run” as a power facility.

tomorrowville:

The Active Pool - Pinhole on Flickr.

Via Flickr:
The Active Pool of the Fort Worth Water Gardens downtown, as captured by my Zero Image pinhole. This pool was used in the ’70s film adaptation of “Logan’s Run” as a power facility.


Nan Goldin, Self-portrait in blue bathroom, London 1980

Nan Goldin, Self-portrait in blue bathroom, London 1980

(Source: a-ppunti, via textiscomplicated)

(Source: prettycrimes, via velourian)

Ce qui devait être la musique de mon mariage (si, dans l’émotion du moment,  le CD n’avait été malencontreusement oublié chez l’ami qui en était l’heureux possesseur et m’hébergeait).

Ce qui devait être la musique de mon mariage (si, dans l’émotion du moment, le CD n’avait été malencontreusement oublié chez l’ami qui en était l’heureux possesseur et m’hébergeait).

(Source: merzbow-derek)

merzbow-derek:

YONG YANDSEN

DISILLUSION

Anthony Braxton fut le premier saxophoniste, sur la longueur d’un LP en tous cas, et d’un double qui plus est, à avoir enregistré en solo, et ceci dès le début des années 1970. L’intéressé devait déclarer à l’époque : « Il était minuit et j’étais complètement déprimé. J’ai pris mon magnétophone. Je pensais à me tuer. Je me suis dit : « Non, je ne vais pas me tuer, je vais faire un peu de musique. » » Le reste appartient à l’histoire, s’appelle For Alto, et le label Delmark l’a sorti en son temps, avec pour dédicataires Cecil Taylor, Leroy Jenkins ou John Cage (entre autres).

La pochette de Disillusion, album lui aussi réalisé au saxophone et en solo, ne propose aucun repère de ce genre : tout juste le minimum de renseignements nécessaires, ce qui n’est pas non plus un mal. Mais du coup, l’on ne sait rien des motivations de Yong YANDSEN, d’autant qu’on est en droit de se poser des questions, ce musicien malaisien ayant commencé par se faire connaître à la guitare avant de passer au saxophone, et de graver sept improvisations enregistrées sur deux ans (entre 2009 et 2011) et réunies ici.

Anthony Braxton, donc, est celui par qui le saxophone solo a fini par devenir une discipline relativement courante. Son premier concert de la sorte, qui date de 1967, s’intégrait toutefois dans une longue histoire entamée bien avant lui. On remonte en général à Picasso, un solo de Coleman Hawkins gravé pour le compte du producteur Norman Granz en 1948, alors que trois ans auparavant, le même Hawkins s’était déjà livré à l’exercice, et que celui-ci avait été immortalisé dans la cire en son temps et nommé Hawk’s Variations. De le savoir n’aura cependant pas empêché que les historiens, ces dernières années, cherchent à déterminer précisément qui avait ouvert les hostilités : le nom de Serge Chaloff, autour de 1939, fut avancé, avant que l’on ne décrète que Gene Cedric avait enregistré le premier « solo absolu » en 1937 sous le titre Saxophone Doodle. Jusqu’à Yong YANDSEN, l’histoire aura donc été longue, effectivement, et faite des solos de Sonny Rollins, Eric Dolphy, Lee Konitz, Joe McPhee, David Murray, Steve Lacy, Lol Coxhill, Peter Brötzmann, André Jaume, Daunik Lazro… Sans oublier les saillies de Kaoru Abe, Arthur Doyle et Masayoshi Urabe.

Mais que raconte ce Disillusion, aucunement décevant (alors qu’un titre pareil le laisse présager) et probablement pas motivé par des velléités suicidaires ? D’évidence et de manière réjouissante, une histoire s’arrimant à une sorte de théâtralité indissociable du blues dans ce qu’il a de plus sauvage et généreux. Ce à quoi l’on ne s’attend pas du tout, pas plus qu’au fait que, de certaines avancées actuelles (les sons de formule 1 et tout le bazar associé au réductionnisme), Yong YANDSEN ne veuille pas vraiment tenir compte, préférant au contraire repartir de plus loin, jusqu’à s’inscrire dans une filiation que l’on fera remonter à Albert Ayler, Frank Wright, Kaoru Abe ou Charles Gayle. Avec ce dernier, le temps de la face A (au moins), Yong YANDSEN partage l’intensité du preaching : ça explose dans tous les sens, et ce qui s’énonce n’est pas tant une histoire de mélodie que d’intensité et d’émotion.

Cependant, jusqu’à quel point Yong YANSEN connaît-il l’histoire du jazz ? Son enfer de chaînes et de pendaisons ? Ce geste qu’il a fallu inventer afin de transcender l’horreur et d’en faire jaillir une beauté inouïe où allaient triompher les parts d’ombre et d’humanité de créateurs parfois hors-normes ? On est en droit de se le demander, et à ce sujet, il faudrait sans nul doute l’interroger. En attendant d’éventuelles réponses, on se contentera de remarquer combien, avec Ayler tout comme avec Charles Gayle, à l’oreille, la proximité paraît réelle. Du coup, les mots que le poète Ted Joans avait destinés au Holy Ghost peuvent aussi décrire ce que l’on ressent à l’écoute de Yong YANDSEN : « C’était comme si l’on avait crié « FUCK » dans une cathédrale pendant la Messe de Pâques ! » Car comme chez Ayler, ou bien encore Arthur Doyle, une véritable politique de l’extase est mis en oeuvre, où véhémence et lyrisme s’abandonnent sans partage, dans l’ivresse d’un tourbillon touchant à l’universel.

« Highest possible recommendation » (comme on le lit parfois sous la plume de David Keenan pour le compte de Volcanic Tongue).

merzbow-derek:

YONG YANDSEN

DISILLUSION

Anthony Braxton fut le premier saxophoniste, sur la longueur d’un LP en tous cas, et d’un double qui plus est, à avoir enregistré en solo, et ceci dès le début des années 1970. L’intéressé devait déclarer à l’époque : « Il était minuit et j’étais complètement déprimé. J’ai pris mon magnétophone. Je pensais à me tuer. Je me suis dit : « Non, je ne vais pas me tuer, je vais faire un peu de musique. » » Le reste appartient à l’histoire, s’appelle For Alto, et le label Delmark l’a sorti en son temps, avec pour dédicataires Cecil Taylor, Leroy Jenkins ou John Cage (entre autres).

La pochette de Disillusion, album lui aussi réalisé au saxophone et en solo, ne propose aucun repère de ce genre : tout juste le minimum de renseignements nécessaires, ce qui n’est pas non plus un mal. Mais du coup, l’on ne sait rien des motivations de Yong YANDSEN, d’autant qu’on est en droit de se poser des questions, ce musicien malaisien ayant commencé par se faire connaître à la guitare avant de passer au saxophone, et de graver sept improvisations enregistrées sur deux ans (entre 2009 et 2011) et réunies ici.

Anthony Braxton, donc, est celui par qui le saxophone solo a fini par devenir une discipline relativement courante. Son premier concert de la sorte, qui date de 1967, s’intégrait toutefois dans une longue histoire entamée bien avant lui. On remonte en général à Picasso, un solo de Coleman Hawkins gravé pour le compte du producteur Norman Granz en 1948, alors que trois ans auparavant, le même Hawkins s’était déjà livré à l’exercice, et que celui-ci avait été immortalisé dans la cire en son temps et nommé Hawk’s Variations. De le savoir n’aura cependant pas empêché que les historiens, ces dernières années, cherchent à déterminer précisément qui avait ouvert les hostilités : le nom de Serge Chaloff, autour de 1939, fut avancé, avant que l’on ne décrète que Gene Cedric avait enregistré le premier « solo absolu » en 1937 sous le titre Saxophone Doodle. Jusqu’à Yong YANDSEN, l’histoire aura donc été longue, effectivement, et faite des solos de Sonny Rollins, Eric Dolphy, Lee Konitz, Joe McPhee, David Murray, Steve Lacy, Lol Coxhill, Peter Brötzmann, André Jaume, Daunik Lazro… Sans oublier les saillies de Kaoru Abe, Arthur Doyle et Masayoshi Urabe.

Mais que raconte ce Disillusion, aucunement décevant (alors qu’un titre pareil le laisse présager) et probablement pas motivé par des velléités suicidaires ? D’évidence et de manière réjouissante, une histoire s’arrimant à une sorte de théâtralité indissociable du blues dans ce qu’il a de plus sauvage et généreux. Ce à quoi l’on ne s’attend pas du tout, pas plus qu’au fait que, de certaines avancées actuelles (les sons de formule 1 et tout le bazar associé au réductionnisme), Yong YANDSEN ne veuille pas vraiment tenir compte, préférant au contraire repartir de plus loin, jusqu’à s’inscrire dans une filiation que l’on fera remonter à Albert Ayler, Frank Wright, Kaoru Abe ou Charles Gayle. Avec ce dernier, le temps de la face A (au moins), Yong YANDSEN partage l’intensité du preaching : ça explose dans tous les sens, et ce qui s’énonce n’est pas tant une histoire de mélodie que d’intensité et d’émotion.

Cependant, jusqu’à quel point Yong YANSEN connaît-il l’histoire du jazz ? Son enfer de chaînes et de pendaisons ? Ce geste qu’il a fallu inventer afin de transcender l’horreur et d’en faire jaillir une beauté inouïe où allaient triompher les parts d’ombre et d’humanité de créateurs parfois hors-normes ? On est en droit de se le demander, et à ce sujet, il faudrait sans nul doute l’interroger. En attendant d’éventuelles réponses, on se contentera de remarquer combien, avec Ayler tout comme avec Charles Gayle, à l’oreille, la proximité paraît réelle. Du coup, les mots que le poète Ted Joans avait destinés au Holy Ghost peuvent aussi décrire ce que l’on ressent à l’écoute de Yong YANDSEN : « C’était comme si l’on avait crié « FUCK » dans une cathédrale pendant la Messe de Pâques ! » Car comme chez Ayler, ou bien encore Arthur Doyle, une véritable politique de l’extase est mis en oeuvre, où véhémence et lyrisme s’abandonnent sans partage, dans l’ivresse d’un tourbillon touchant à l’universel.

« Highest possible recommendation » (comme on le lit parfois sous la plume de David Keenan pour le compte de Volcanic Tongue).

1fanzineparjour:

Destroy The Heart n°3, A4, 32 p, 1994.
Ce jour-là, Kurt Cobain avait dit non à tout le monde. La seule personne à laquelle il avait accepté de parler après les balances de Nulle Part Ailleurs, c’était à un fanzine tiré à 100 exemplaires édité à Montigny Le Bretonneux : Destroy The Heart. Vingt minutes d’interview lors desquelles le leader de Nirvana, à défaut de se livrer, reste fidèle à lui-même. Destroy The Heart n’avait pas fait ses choux gras de cette exclusivité en préférant consacrer sa couverture à… Llloyd Cole. Signe que Cobain, en se confiant à la presse indépendante, ne s’était pas trompé. [Ph.D]

1fanzineparjour:

Destroy The Heart n°3, A4, 32 p, 1994.

Ce jour-là, Kurt Cobain avait dit non à tout le monde. La seule personne à laquelle il avait accepté de parler après les balances de Nulle Part Ailleurs, c’était à un fanzine tiré à 100 exemplaires édité à Montigny Le Bretonneux : Destroy The Heart. Vingt minutes d’interview lors desquelles le leader de Nirvana, à défaut de se livrer, reste fidèle à lui-même. Destroy The Heart n’avait pas fait ses choux gras de cette exclusivité en préférant consacrer sa couverture à… Llloyd Cole. Signe que Cobain, en se confiant à la presse indépendante, ne s’était pas trompé. [Ph.D]